Longtemps laissées à l’écart de la discipline architecturale, les activités de maintenance semblent aujourd’hui prendre une nouvelle importance. L’accélération de la crise climatique et la prise de conscience du rôle considérable qu’y tient le secteur de la construction déplacent progressivement le centre de gravité de l’architecture du côté de l’existant avec lequel il est devenu essentiel de composer. De l’entretien ordinaire à la réhabilitation, l’art ancestral de « faire durer » les ouvrages, mais aussi les matériaux, retrouve une certaine noblesse, et surtout une pertinence aussi bien écologique, qu’économique, esthétique et politique.
Pensées dans le prolongement du séminaire MAINTENIR. Architecture et maintenance, ces journées d’étude internationales et interdisciplinaires sont l’occasion d’interroger précisément le rôle de la maintenance dans la vie du bâti, de remettre en question l’apparente étanchéité de la séparation entre conception et entretien, mais aussi de revenir sur la présence parfois ancienne de la maintenance en architecture, tant du côté de la théorie que de celui des pratiques pédagogiques.