Longtemps présenté comme un matériau inerte, solide et pérenne, le béton a véhiculé une promesse de stabilité qui a contribué à sa diffusion massive tout au long du 20e siècle, mais aussi au recul d’une culture de la maintenance négativement associée aux matériaux « traditionnels ». Paradoxalement, ce matériau omniprésent n’offre encore que peu de recul à l’échelle des cycles de vie du bâti. A mesure que les ouvrages vieillissent, se révèlent la diversité et la complexité des processus d’altération — carbonatation, fissuration, corrosion des armatures — où s’entrelacent une multitude de paramètres : époques et modalités de mise en œuvre, imperfections initiales, défauts d’entretien et milieu d’exposition.
De l’inertie proclamée à un matériau « sous surveillance », les trajectoires de vieillissement et les formes d’interventions émergentes pour réparer, restaurer et prolonger la vie des ouvrages esquissent un nouveau champ de réflexion et de production de connaissances au point de rencontre entre architecture et maintenance.
Pour cette 11e séance, nos deux invités, Christophe Batard, architecte du patrimoine (agence 2bdm) et Raphaël Royer-de-Vericourt, architecte-ingénieur (T/E/S/S), reviendront sur leur confrontation au matériau et sur les questionnements liés à ces nouvelles formes d’intervention. Nous aurons également le plaisir de recevoir Martin Denoun, sociologue et postdoctorant à l’université de Liège, pour introduire la discussion à l’aune de ses travaux sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
Architecte-urbaniste d’Etat et architecte en chef des monuments historiques depuis 2005, il a à ce titre, la responsabilité de territoires et d’édifices emblématiques tels que la cathédrale et le château d’Angers, l’abbaye royale de Fontevraud, le château de Vincennes, le domaine national de Rambouillet ou encore l’Hôtel national des Invalides à Paris. Christophe Batard est également associé co-gérant et fondateur de l’agence 2bdm où il conduit de nombreuses opérations de restauration, de reconversion et d’aménagement contemporain, parmi lesquelles celles du siège de l’UNESCO, du Mobilier National à Paris ou le Centre National de la Danse à Pantin.
Ingérieur diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Raphaël Royer-de-Vericourt est également architecte DPLG (Paris-Est). Après une première expérience en 2006 à New York, il travaille à Paris en tant qu’ingénieur et chef de projet chez RFR durant 7 ans sur des projets de passerelles et ouvrages d’art, de bâtiments à géométries complexes, d’enveloppes et de structures spéciales. Il exerce ensuite à La Réunion pendant 9 ans en tant que chef de projet puis de directeur technique dans des BET de Maitrise d’œuvre ; il y aborde des projets de bâtiment variés, d’abord sous l’angle de la structure (béton, bois, acier) puis en ingénierie Tout Corps d’État. Il a rejoint le bureau d’études T/E/S/S en 2024. Il a également enseigné le cours de Structure et la Construction dans les Écoles d’Architecture de Marne-la-Vallée, de La Réunion, et à l’École des Ponts et Chaussées.
Sociologue, chercheur postdoctorant à l’université de Liège. Après avoir soutenu une thèse en sociologie à l’EHESS en 2022 sur les modes d’engagement dans le futur des acteurs nucléaires français, Martin Denoun est actuellement chercheur postdoctorant à l’Université de Liège. Il travaille sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
De
à
Inscription libre mais obligatoire
Les séances se déroulent uniquement en présentiel
Places limitées
Longtemps présenté comme un matériau inerte, solide et pérenne, le béton a véhiculé une promesse de stabilité qui a contribué à sa diffusion massive tout au long du 20e siècle, mais aussi au recul d’une culture de la maintenance négativement associée aux matériaux « traditionnels ». Paradoxalement, ce matériau omniprésent n’offre encore que peu de recul à l’échelle des cycles de vie du bâti. A mesure que les ouvrages vieillissent, se révèlent la diversité et la complexité des processus d’altération — carbonatation, fissuration, corrosion des armatures — où s’entrelacent une multitude de paramètres : époques et modalités de mise en œuvre, imperfections initiales, défauts d’entretien et milieu d’exposition.
De l’inertie proclamée à un matériau « sous surveillance », les trajectoires de vieillissement et les formes d’interventions émergentes pour réparer, restaurer et prolonger la vie des ouvrages esquissent un nouveau champ de réflexion et de production de connaissances au point de rencontre entre architecture et maintenance.
Pour cette 11e séance, nos deux invités, Christophe Batard, architecte du patrimoine (agence 2bdm) et Raphaël Royer-de-Vericourt, architecte-ingénieur (T/E/S/S), reviendront sur leur confrontation au matériau et sur les questionnements liés à ces nouvelles formes d’intervention. Nous aurons également le plaisir de recevoir Martin Denoun, sociologue et postdoctorant à l’université de Liège, pour introduire la discussion à l’aune de ses travaux sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
Architecte-urbaniste d’Etat et architecte en chef des monuments historiques depuis 2005, il a à ce titre, la responsabilité de territoires et d’édifices emblématiques tels que la cathédrale et le château d’Angers, l’abbaye royale de Fontevraud, le château de Vincennes, le domaine national de Rambouillet ou encore l’Hôtel national des Invalides à Paris. Christophe Batard est également associé co-gérant et fondateur de l’agence 2bdm où il conduit de nombreuses opérations de restauration, de reconversion et d’aménagement contemporain, parmi lesquelles celles du siège de l’UNESCO, du Mobilier National à Paris ou le Centre National de la Danse à Pantin.
Ingérieur diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Raphaël Royer-de-Vericourt est également architecte DPLG (Paris-Est). Après une première expérience en 2006 à New York, il travaille à Paris en tant qu’ingénieur et chef de projet chez RFR durant 7 ans sur des projets de passerelles et ouvrages d’art, de bâtiments à géométries complexes, d’enveloppes et de structures spéciales. Il exerce ensuite à La Réunion pendant 9 ans en tant que chef de projet puis de directeur technique dans des BET de Maitrise d’œuvre ; il y aborde des projets de bâtiment variés, d’abord sous l’angle de la structure (béton, bois, acier) puis en ingénierie Tout Corps d’État. Il a rejoint le bureau d’études T/E/S/S en 2024. Il a également enseigné le cours de Structure et la Construction dans les Écoles d’Architecture de Marne-la-Vallée, de La Réunion, et à l’École des Ponts et Chaussées.
Sociologue, chercheur postdoctorant à l’université de Liège. Après avoir soutenu une thèse en sociologie à l’EHESS en 2022 sur les modes d’engagement dans le futur des acteurs nucléaires français, Martin Denoun est actuellement chercheur postdoctorant à l’Université de Liège. Il travaille sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
En préparation
De
à
Longtemps présenté comme un matériau inerte, solide et pérenne, le béton a véhiculé une promesse de stabilité qui a contribué à sa diffusion massive tout au long du 20e siècle, mais aussi au recul d’une culture de la maintenance négativement associée aux matériaux « traditionnels ». Paradoxalement, ce matériau omniprésent n’offre encore que peu de recul à l’échelle des cycles de vie du bâti. A mesure que les ouvrages vieillissent, se révèlent la diversité et la complexité des processus d’altération — carbonatation, fissuration, corrosion des armatures — où s’entrelacent une multitude de paramètres : époques et modalités de mise en œuvre, imperfections initiales, défauts d’entretien et milieu d’exposition.
De l’inertie proclamée à un matériau « sous surveillance », les trajectoires de vieillissement et les formes d’interventions émergentes pour réparer, restaurer et prolonger la vie des ouvrages esquissent un nouveau champ de réflexion et de production de connaissances au point de rencontre entre architecture et maintenance.
Pour cette 11e séance, nos deux invités, Christophe Batard, architecte du patrimoine (agence 2bdm) et Raphaël Royer-de-Vericourt, architecte-ingénieur (T/E/S/S), reviendront sur leur confrontation au matériau et sur les questionnements liés à ces nouvelles formes d’intervention. Nous aurons également le plaisir de recevoir Martin Denoun, sociologue et postdoctorant à l’université de Liège, pour introduire la discussion à l’aune de ses travaux sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
Architecte-urbaniste d’Etat et architecte en chef des monuments historiques depuis 2005, il a à ce titre, la responsabilité de territoires et d’édifices emblématiques tels que la cathédrale et le château d’Angers, l’abbaye royale de Fontevraud, le château de Vincennes, le domaine national de Rambouillet ou encore l’Hôtel national des Invalides à Paris. Christophe Batard est également associé co-gérant et fondateur de l’agence 2bdm où il conduit de nombreuses opérations de restauration, de reconversion et d’aménagement contemporain, parmi lesquelles celles du siège de l’UNESCO, du Mobilier National à Paris ou le Centre National de la Danse à Pantin.
Ingérieur diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Raphaël Royer-de-Vericourt est également architecte DPLG (Paris-Est). Après une première expérience en 2006 à New York, il travaille à Paris en tant qu’ingénieur et chef de projet chez RFR durant 7 ans sur des projets de passerelles et ouvrages d’art, de bâtiments à géométries complexes, d’enveloppes et de structures spéciales. Il exerce ensuite à La Réunion pendant 9 ans en tant que chef de projet puis de directeur technique dans des BET de Maitrise d’œuvre ; il y aborde des projets de bâtiment variés, d’abord sous l’angle de la structure (béton, bois, acier) puis en ingénierie Tout Corps d’État. Il a rejoint le bureau d’études T/E/S/S en 2024. Il a également enseigné le cours de Structure et la Construction dans les Écoles d’Architecture de Marne-la-Vallée, de La Réunion, et à l’École des Ponts et Chaussées.
Sociologue, chercheur postdoctorant à l’université de Liège. Après avoir soutenu une thèse en sociologie à l’EHESS en 2022 sur les modes d’engagement dans le futur des acteurs nucléaires français, Martin Denoun est actuellement chercheur postdoctorant à l’Université de Liège. Il travaille sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
De
à
Inscription libre mais obligatoire
Les séances se déroulent uniquement en présentiel
Places limitées
Longtemps présenté comme un matériau inerte, solide et pérenne, le béton a véhiculé une promesse de stabilité qui a contribué à sa diffusion massive tout au long du 20e siècle, mais aussi au recul d’une culture de la maintenance négativement associée aux matériaux « traditionnels ». Paradoxalement, ce matériau omniprésent n’offre encore que peu de recul à l’échelle des cycles de vie du bâti. A mesure que les ouvrages vieillissent, se révèlent la diversité et la complexité des processus d’altération — carbonatation, fissuration, corrosion des armatures — où s’entrelacent une multitude de paramètres : époques et modalités de mise en œuvre, imperfections initiales, défauts d’entretien et milieu d’exposition.
De l’inertie proclamée à un matériau « sous surveillance », les trajectoires de vieillissement et les formes d’interventions émergentes pour réparer, restaurer et prolonger la vie des ouvrages esquissent un nouveau champ de réflexion et de production de connaissances au point de rencontre entre architecture et maintenance.
Pour cette 11e séance, nos deux invités, Christophe Batard, architecte du patrimoine (agence 2bdm) et Raphaël Royer-de-Vericourt, architecte-ingénieur (T/E/S/S), reviendront sur leur confrontation au matériau et sur les questionnements liés à ces nouvelles formes d’intervention. Nous aurons également le plaisir de recevoir Martin Denoun, sociologue et postdoctorant à l’université de Liège, pour introduire la discussion à l’aune de ses travaux sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
Architecte-urbaniste d’Etat et architecte en chef des monuments historiques depuis 2005, il a à ce titre, la responsabilité de territoires et d’édifices emblématiques tels que la cathédrale et le château d’Angers, l’abbaye royale de Fontevraud, le château de Vincennes, le domaine national de Rambouillet ou encore l’Hôtel national des Invalides à Paris. Christophe Batard est également associé co-gérant et fondateur de l’agence 2bdm où il conduit de nombreuses opérations de restauration, de reconversion et d’aménagement contemporain, parmi lesquelles celles du siège de l’UNESCO, du Mobilier National à Paris ou le Centre National de la Danse à Pantin.
Ingérieur diplômé de l’École Polytechnique et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Raphaël Royer-de-Vericourt est également architecte DPLG (Paris-Est). Après une première expérience en 2006 à New York, il travaille à Paris en tant qu’ingénieur et chef de projet chez RFR durant 7 ans sur des projets de passerelles et ouvrages d’art, de bâtiments à géométries complexes, d’enveloppes et de structures spéciales. Il exerce ensuite à La Réunion pendant 9 ans en tant que chef de projet puis de directeur technique dans des BET de Maitrise d’œuvre ; il y aborde des projets de bâtiment variés, d’abord sous l’angle de la structure (béton, bois, acier) puis en ingénierie Tout Corps d’État. Il a rejoint le bureau d’études T/E/S/S en 2024. Il a également enseigné le cours de Structure et la Construction dans les Écoles d’Architecture de Marne-la-Vallée, de La Réunion, et à l’École des Ponts et Chaussées.
Sociologue, chercheur postdoctorant à l’université de Liège. Après avoir soutenu une thèse en sociologie à l’EHESS en 2022 sur les modes d’engagement dans le futur des acteurs nucléaires français, Martin Denoun est actuellement chercheur postdoctorant à l’Université de Liège. Il travaille sur la fragilité des grands systèmes sociotechniques.
En préparation
De
à
Ecole des Mines