Entre pédagogies alternatives et reconfiguration imperceptible des pratiques professionnelles, retour d’expériences sur les approches et pratiques d’enseignement en école d’architecture autour du soin comme cadre d’apprentissage et de projet. Quand l’apprentissage de gestes, l’invention de rituels fondés sur la répétition et la découverte de lectures inédites viennent renouveler les formes d’attention pour explorer le bâtiment comme un corps et envisager les interventions comme autant de postures de soin. En retissant les liens entre architecture et maintenance, ces initiatives recomposent la trame temporelle et matérielle solidement ancrée dans la culture du projet et ménagent un espace appropriable pour repenser le rapport à la question écologique.
© Luc Delamain
Ariane Wilson a enseigné de 2007 à 2013 à la faculté d’architecture de la RWTH Aachen (Allemagne), entre 2014 et 2020 à l’ENSA Paris-Malaquais, entre 2020 et 2023 à l’ENSA de Strasbourg (où elle coordonnait aussi un diplôme franco-allemand avec l’université de Dresde), et depuis 2023 à l’ENSA Paris-Malaquais. Elle expérimente la micro-analyse inventive des lieux comme fondement du projet d’architecture en développant une pédagogie et une pratique de la marche en tant qu’enquête. Dans ce cadre, elle tire des « material cultures studies » une méthode d’investigation d’objets et de situations-indices pour comprendre des phénomènes territoriaux plus vastes. Elle a été invitée par des intercommunalités à arpenter leur pays et créer des promenades avec les habitants. Actuellement, elle explore par ces approches les territoires frontaliers que sont d’une part les franges franciliennes, les tripoints, et les communautés diasporiques. Elle est sensible aux approches sensorielles de la ville et travaille en particulier sur la perception de l’espace et des lieux par l’écoute. Ses recherches portent également sur la dimension politique et culturelle des matériaux d’architecture, suite à une pratique de la construction en terre crue. Elle est l’auteure de nombreux articles dans la presse architecturale, de deux récits de voyage, et a été membre du comité de rédaction de la revue Criticat.
De
à
Inscription libre mais obligatoire
Les séances se déroulent uniquement en présentiel
Places limitées
Entre pédagogies alternatives et reconfiguration imperceptible des pratiques professionnelles, retour d’expériences sur les approches et pratiques d’enseignement en école d’architecture autour du soin comme cadre d’apprentissage et de projet. Quand l’apprentissage de gestes, l’invention de rituels fondés sur la répétition et la découverte de lectures inédites viennent renouveler les formes d’attention pour explorer le bâtiment comme un corps et envisager les interventions comme autant de postures de soin. En retissant les liens entre architecture et maintenance, ces initiatives recomposent la trame temporelle et matérielle solidement ancrée dans la culture du projet et ménagent un espace appropriable pour repenser le rapport à la question écologique.
© Luc Delamain
Ariane Wilson a enseigné de 2007 à 2013 à la faculté d’architecture de la RWTH Aachen (Allemagne), entre 2014 et 2020 à l’ENSA Paris-Malaquais, entre 2020 et 2023 à l’ENSA de Strasbourg (où elle coordonnait aussi un diplôme franco-allemand avec l’université de Dresde), et depuis 2023 à l’ENSA Paris-Malaquais. Elle expérimente la micro-analyse inventive des lieux comme fondement du projet d’architecture en développant une pédagogie et une pratique de la marche en tant qu’enquête. Dans ce cadre, elle tire des « material cultures studies » une méthode d’investigation d’objets et de situations-indices pour comprendre des phénomènes territoriaux plus vastes. Elle a été invitée par des intercommunalités à arpenter leur pays et créer des promenades avec les habitants. Actuellement, elle explore par ces approches les territoires frontaliers que sont d’une part les franges franciliennes, les tripoints, et les communautés diasporiques. Elle est sensible aux approches sensorielles de la ville et travaille en particulier sur la perception de l’espace et des lieux par l’écoute. Ses recherches portent également sur la dimension politique et culturelle des matériaux d’architecture, suite à une pratique de la construction en terre crue. Elle est l’auteure de nombreux articles dans la presse architecturale, de deux récits de voyage, et a été membre du comité de rédaction de la revue Criticat.
Une séance particulière dans le programme du séminaire, autour de l’enseignement en école d’architecture et des pratiques susceptibles d’éveiller les futurs architectes à la maintenance appréhendée au sens large comme une forme particulière d’attention qui réinterroge le processus de projet ou comme une confrontation matérielle à l’usure par-delà l’usage.
A partir d’expériences ponctuelles ou de projets pédagogiques plus poussés, comme celui développé pendant plusieurs années par Ariane Wilson à l’ENSA Malaquais et à l’ENSA de Strasbourg, cet échange croisé ouvre quelques champs de réflexion et d’expérimentation.
S’appuyer sur le retour du sensible dans les écoles d’architecture tout en le redirigeant au-delà de la focalisation sur “le vivant” qui produit des effets d’exclusion forts.
Partir de matériaux plus rébarbatifs comme les documents produits par la profession comme les DOE, les dossiers comptables, les pièces techniques et juridiques liées aux contentieux, etc., pour retrouver d’autres traces de la maintenance et de son importance et éviter ainsi les chausse-trappes de la romanticisation et de l’esthétisation.
À l’horizon aussi, une “déprojectification” de l’enseignement de l’architecture dans la lignée des travaux menés par Pauline Lefebvre et Thiphaine Abenia à l’Université Libre de Bruxelles notamment.
De
à
Entre pédagogies alternatives et reconfiguration imperceptible des pratiques professionnelles, retour d’expériences sur les approches et pratiques d’enseignement en école d’architecture autour du soin comme cadre d’apprentissage et de projet. Quand l’apprentissage de gestes, l’invention de rituels fondés sur la répétition et la découverte de lectures inédites viennent renouveler les formes d’attention pour explorer le bâtiment comme un corps et envisager les interventions comme autant de postures de soin. En retissant les liens entre architecture et maintenance, ces initiatives recomposent la trame temporelle et matérielle solidement ancrée dans la culture du projet et ménagent un espace appropriable pour repenser le rapport à la question écologique.
© Luc Delamain
Ariane Wilson a enseigné de 2007 à 2013 à la faculté d’architecture de la RWTH Aachen (Allemagne), entre 2014 et 2020 à l’ENSA Paris-Malaquais, entre 2020 et 2023 à l’ENSA de Strasbourg (où elle coordonnait aussi un diplôme franco-allemand avec l’université de Dresde), et depuis 2023 à l’ENSA Paris-Malaquais. Elle expérimente la micro-analyse inventive des lieux comme fondement du projet d’architecture en développant une pédagogie et une pratique de la marche en tant qu’enquête. Dans ce cadre, elle tire des « material cultures studies » une méthode d’investigation d’objets et de situations-indices pour comprendre des phénomènes territoriaux plus vastes. Elle a été invitée par des intercommunalités à arpenter leur pays et créer des promenades avec les habitants. Actuellement, elle explore par ces approches les territoires frontaliers que sont d’une part les franges franciliennes, les tripoints, et les communautés diasporiques. Elle est sensible aux approches sensorielles de la ville et travaille en particulier sur la perception de l’espace et des lieux par l’écoute. Ses recherches portent également sur la dimension politique et culturelle des matériaux d’architecture, suite à une pratique de la construction en terre crue. Elle est l’auteure de nombreux articles dans la presse architecturale, de deux récits de voyage, et a été membre du comité de rédaction de la revue Criticat.
De
à
Inscription libre mais obligatoire
Les séances se déroulent uniquement en présentiel
Places limitées
Entre pédagogies alternatives et reconfiguration imperceptible des pratiques professionnelles, retour d’expériences sur les approches et pratiques d’enseignement en école d’architecture autour du soin comme cadre d’apprentissage et de projet. Quand l’apprentissage de gestes, l’invention de rituels fondés sur la répétition et la découverte de lectures inédites viennent renouveler les formes d’attention pour explorer le bâtiment comme un corps et envisager les interventions comme autant de postures de soin. En retissant les liens entre architecture et maintenance, ces initiatives recomposent la trame temporelle et matérielle solidement ancrée dans la culture du projet et ménagent un espace appropriable pour repenser le rapport à la question écologique.
© Luc Delamain
Ariane Wilson a enseigné de 2007 à 2013 à la faculté d’architecture de la RWTH Aachen (Allemagne), entre 2014 et 2020 à l’ENSA Paris-Malaquais, entre 2020 et 2023 à l’ENSA de Strasbourg (où elle coordonnait aussi un diplôme franco-allemand avec l’université de Dresde), et depuis 2023 à l’ENSA Paris-Malaquais. Elle expérimente la micro-analyse inventive des lieux comme fondement du projet d’architecture en développant une pédagogie et une pratique de la marche en tant qu’enquête. Dans ce cadre, elle tire des « material cultures studies » une méthode d’investigation d’objets et de situations-indices pour comprendre des phénomènes territoriaux plus vastes. Elle a été invitée par des intercommunalités à arpenter leur pays et créer des promenades avec les habitants. Actuellement, elle explore par ces approches les territoires frontaliers que sont d’une part les franges franciliennes, les tripoints, et les communautés diasporiques. Elle est sensible aux approches sensorielles de la ville et travaille en particulier sur la perception de l’espace et des lieux par l’écoute. Ses recherches portent également sur la dimension politique et culturelle des matériaux d’architecture, suite à une pratique de la construction en terre crue. Elle est l’auteure de nombreux articles dans la presse architecturale, de deux récits de voyage, et a été membre du comité de rédaction de la revue Criticat.
Une séance particulière dans le programme du séminaire, autour de l’enseignement en école d’architecture et des pratiques susceptibles d’éveiller les futurs architectes à la maintenance appréhendée au sens large comme une forme particulière d’attention qui réinterroge le processus de projet ou comme une confrontation matérielle à l’usure par-delà l’usage.
A partir d’expériences ponctuelles ou de projets pédagogiques plus poussés, comme celui développé pendant plusieurs années par Ariane Wilson à l’ENSA Malaquais et à l’ENSA de Strasbourg, cet échange croisé ouvre quelques champs de réflexion et d’expérimentation.
S’appuyer sur le retour du sensible dans les écoles d’architecture tout en le redirigeant au-delà de la focalisation sur “le vivant” qui produit des effets d’exclusion forts.
Partir de matériaux plus rébarbatifs comme les documents produits par la profession comme les DOE, les dossiers comptables, les pièces techniques et juridiques liées aux contentieux, etc., pour retrouver d’autres traces de la maintenance et de son importance et éviter ainsi les chausse-trappes de la romanticisation et de l’esthétisation.
À l’horizon aussi, une “déprojectification” de l’enseignement de l’architecture dans la lignée des travaux menés par Pauline Lefebvre et Thiphaine Abenia à l’Université Libre de Bruxelles notamment.
De
à
Ecole de Mines